Cannabigérol ou CBG : que faut-il savoir sur ce cannabinoïde ?

plante de cannabis cbd cbg

Présent naturellement dans la plante de cannabis, le cannabigérol ou CBG  fait partie des cannabinoïdes les plus étudiés par les spécialistes dans le domaine. Ce dernier fait l’objet de nombreuses études depuis le 20e siècle. À l’instar du CBD, cette molécule qui intrigue les chercheurs-scientifiques du monde entier et recèle encore aujourd’hui de nombreux mystères. Tour d’horizon sur les effets de ce cannabinoïde.

Le CBG, un cannabinoïde découvert dans les années soixante

C’est en 1964, que des chercheurs-scientifiques se sont interrogés sur les effets du cannabigérol. Le médecin Raphael Mechoulam, d’origine israélienne, et le professeur Gaoni, se sont attelés à une myriade d’études. Leurs longues recherches ont porté leurs fruits. Les deux chercheurs sont parvenus à réaliser leur objectif : celui d’isoler le CBG.

Malgré cette avancée révolutionnaire dans le domaine, ce n’est que plus tard, dans les années 1975, que la molécule CBGA a été analysée avec plus de précisions. Cette molécule serait en effet convertible en d’autres composés. De ce fait, c’est ce qui explique que le taux  de CBG normalement présent dans la plante de cannabis soit moins élevé que le ratio pour les autres cannabinoïdes.

Il aura fallu encore plusieurs années avant que des génétiques ne soient commercialisés sur le marché cannabique. D’après les données collectées lors d’une recherche sur les singes rhésus, la consommation du cannabigérol n’a engendré aucun effet psychotrope. Ainsi, cette étude sur le comportemental chez les animaux après absorption de cette molécule dans leur organisme aurait permis de dresser ce constat.

Ces recherches multiples ont permis de classer le cannabigérol au même titre que le CBD. Aujourd’hui ce cannabinoïde est répertorié dans la catégorie des cannabinoïdes dits « mineurs » en raison de sa faible concentration dans les variétés natives, soit à peu près 1 %.

Le cannabigérol, la molécule dite « mère »

Les scientifiques, qui ont étudié de près cette substance de la plante de cannabis, lui ont attribué le nom de CBG  pour son rôle précurseur chimique central de plusieurs autres cannabinoïdes. Pour pouvoir transformer ce cannabinoïde aussi intriguant que complexe en molécules correspondantes, il est nécessaire d’établir une opération de biosynthèse des cannabinoïdes.

Globalement, dans le monde du cannabis médical, l’ensemble des cannabinoïdes se présentent sous formes d’acides dans un premier temps. Lorsque la plante est soumise à une température élevée, une réaction de décarboxylation peut être observée. Cette dernière a pour effet d’éradiquer le groupe carboxyle de chaque molécule, puis de transformer le THCA en THC, ainsi que le CBDA en CBD. Cette réaction permet au CBG de prendre la forme de CBGA dans le chanvre.

De plus, les nombreuses recherches menées sur le sujet ont notamment permis de mettre en lumière un autre fait. Les synthases THCA, CBDA et CBCA utilisent le CBGA comme substrat, ce qui permet de produire les acides cannabinoïdes respectifs. D’autre part, les processus non-enzymatiques ont la capacité de faire naître près de 60 autres cannabinoïdes à partir du CBGA.

Au cours de leurs études, les chercheurs ont notamment constaté que, pour obtenir un taux de CBG relativement important dans la plante, il faudrait attendre la phase de floraison.

Les effets secondaires du CBG

Reconnu pour être « non enivrant », le canabigérol n’a pas d’effets sur le système nerveux. La consommation de cette substance n’entraîne pas de changements sur les facultés mentales. Tout comme le cannabidiol, le CBG n’est donc pas considéré comme un stupéfiant. Cependant, tout comme les autres cannabinoïdes naturellement présents dans la plante de cannabis, le CBG peut néanmoins provoquer des effets sur l’organisme.

D’après des études menées sur des rats par des scientifiques au Royaume-Uni, la consommation de cette molécule ouvrirait l’appétit du consommateur. Lors des expérimentations scientifiques, les rongeurs ont eu tendance à plus se nourrir après l’administration du CBG. À cela, s’ajoute notamment d’autres hypothèses mises en lumière à travers d’autres études menées par des chercheurs-scientifiques. Plusieurs chercheurs ont mis en évidence la capacité d’enrayer le développement de certaines tumeurs grâce à des effets neuro protecteurs.

En 2014, une autre étude parue dans la revue médicale PLoS One a permis de mettre en exergue la faculté du CBG d’éradiquer la réponse immunitaire de l’organisme. Un professionnel en matière de cannabis médical a également démontré que le cannabigérol pourrait aussi défendre la neurotransmission GABA dans le cerveau, tout en affectant l’inflammation, le malaise, et d’autres pathologies. En parallèle, cette molécule aurait des effets relaxants pour les muscles et permettrait d’atténuer les troubles causés par l’anxiété.

Des études ont aussi permis de dresser un autre constat. Il semblerait que le cannabigérol serait doté de propriétés antidépressives, voire antifongiques. En somme, les bilans établis lors de ces études ont permis de mettre en évidence de nombreuses similarités entre le CBD et le CBG, deux cannabinoïdes de plus en plus placés au centre de l’attention du monde scientifique. Des propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes ont aussi été démontrées lors de certaines expérimentations en milieu médical.

Une molécule aux multiples propriétés médicinales

Suite à diverses recherches et études, les scientifiques s’accordent à dire que le CBG est une molécule qui interagit avec les récepteurs CB1 et CB2. Cette interaction est d’ailleurs similaire à celle observée avec le CBD. Bien que ces deux cannabinoïdes soient dotés de propriétés similaires, le CBG peut être transformé en tétrahydrocannabinol, plus communément appelé le THC.

Par conséquent, certains experts ont émis l’hypothèse que le cannabigérol pourrait avoir des conséquences psychoactives sur le consommateur. Cette molécule serait transformable en CBC et interagirait ainsi avec les récepteurs TRPV (sigle anglais pour transient receptor potential vanilloide).

Le CBG, efficace pour certaines maladies

À ce jour, les chercheurs-scientifiques ont pu établir une liste de pathologies pour lesquelles le CBG aurait des effets positifs. Cette molécule jouerait un rôle positif dans le traitement des maladies telles que :

  • Le cancer ;
  • Les maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, l’Alzheimer, etc ;
  • Les maladies cutanées ;
  • Les maladies auto-immunes ;
  • Le glaucome.

La fleur de CBG, aussi connue pour favoriser le sommeil

Au-delà des propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires, le cannabigérol permettrait aussi de stimuler l’appétit, mais aussi, d’améliorer la qualité du sommeil. Tout comme le CBD, les fleurs de CBG auraient un impact positif sur l’endormissement.

Globalement, la fleur de CBG peut se consommer de différentes manières, telles que les suivantes :

  • En vaporisation : à une température équivalente à plus de 170 degrés ;
  • En infusion : dans un corps gras, comme le lait ou l’huile, pendant une dizaine de minutes ;
  • En cuisine,  en l’incorporant dans certaines recettes : il faudra penser à décarboxyler la fleur.

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